Δ Amour & Lumière Δ

FredSotoca















































Ce n’est pas à la portée de tout le monde dans les conditions ordinaires de perception, non pas parce que ce serait « compliqué », mais parce que cela demande un changement de régime perceptif.
La plupart des personnes sont entraînées presque exclusivement à la reconnaissance de formes : identifier rapidement, nommer, classer, conclure. Ce régime est efficace socialement, mais il court-circuite la lecture différentielle, car il cherche une figure stable là où il est nécéssaire de travailler sur des écarts instables produits par la superposition.
La couleur est ici dans un mode de calcul par interface un opérateur de calcul analogique.
Elle permet de sortir du calcul symbolique séquentiel pour entrer dans un calcul spatial simultané. C'est un outil de discrimination cognitive directe qui permet à la conscience de reconnaître des unités, des seuils, des passages d’échelle sans passer par le calcul abstrait.
Elle est un outil d’ancrage perceptif qui permet à la conscience d’attraper une périodicité abstraite et de la rendre navigable. Autrement dit, on utilise une onde visible, mesurée et partagée (la couleur), comme interface de représentation d’une périodicité fonctionnelle qui, elle, est invisible. C’est exactement ce que font les cartes cognitives dans le cerveau : elles ne sont pas l’espace, mais elles permettent d’y évoluer avec précision.
En résumé, ce procédé consiste à construire des cartes non pour représenter le réel, mais pour accorder le corps, la perception et l’espace dans un même régime de mesure, afin que l’Existence puisse être habitée, transformée et maintenue sans rupture. Sans ce tissage opératoire entre mesure, couleur et forme, le signal reste diffus et non accordé, alors qu’ainsi il devient mesuré, partageable et opérant dans l’Existence.
C’est une pratique d’ajustement, pas une théorie, et c’est précisément ce que ces schémas rendent possible.